Actus et Communiqués de Presse

15/04/2015

Partager :
Partager sur LinkedIn

Avec le financement de leur retraite en ligne de mire, les investisseurs particuliers français réclament de nouvelles approches d’investissement et davantage de conseils

Natixis Global Asset Management a publié les résultats de son étude annuelle menée à l’échelle mondiale auprès d’investisseurs particuliers ayant un patrimoine net investissable égal ou supérieur à 183 000 euros (1). Réalisée auprès d’un panel de 7 000 investisseurs, dont 500 français, l’étude couvre 17 pays d'Asie, d'Europe, des Amériques et du Moyen-Orient, ayant répondu à un questionnaire en ligne entre janvier et février 2015.

Un objectif prioritaire à long terme : financer sa retraite

La retraite reste la première priorité des investisseurs. 73% des investisseurs français estiment en effet que la responsabilité du financement des retraites se déplace des Etats et des entreprises vers les ménages. Les investisseurs soulignent aussi la présence de menaces exogènes importantes, ainsi que d’autres problématiques plus personnelles, qui pourraient avoir un impact sur le financement de leur retraite. En France, 43% des investisseurs estiment ainsi que l’inflation représente une menace pour leur bien-être matériel. 41% craignent une dégradation de la situation financière du pays, 40% une insuffisance des retraites publiques. "Les investisseurs français ont conscience de la responsabilité croissante qui leur incombe pour financer leur retraite, et ils appréhendent une diminution de leur capital et de leur niveau de vie futur. Pour mieux faire face à leurs besoins au moment de la retraite, l’enjeu est donc que cette prise de conscience s’accompagne d’une évolution de leur approche d’investissement" commente Christophe Point, Directeur de Natixis Global AM Distribution France, Suisse Romande et Monaco.

Des investisseurs français moins optimistes que leurs homologues internationaux

Dans ce contexte, seul 54% des investisseurs français (contre 73% à l’échelle mondiale) estiment que leur portefeuille affichera des performances satisfaisantes en 2015. Alors que 44% des investisseurs internationaux pensent obtenir de meilleurs résultats qu’en 2014, ils ne sont que 21% en France. "Si le regain d’optimisme des investisseurs français est moindre, c’est sans doute parce qu’ils sont plus sensibles à la volatilité intrinsèque des marchés financiers et se sentent moins préparés : 69 % d’entre eux n’ont pas d’objectifs financiers clairs, et 73 % n’ont pas élaboré de plan financier en vue de la réalisation desdits objectifs. Or ils sont conscients de la nécessité de générer du rendement pour faire face à leurs besoins financiers sur le long-terme, ce qui renforce leurs inquiétudes", explique Christophe Point.
Les facteurs économiques et politiques représentent également une source d’inquiétude. Une possible récession dans la zone euro constitue une menace potentielle pour 48% d’entre eux (36% dans le monde). Les autres risques pointés par les investisseurs français sont un ralentissement économique mondial (43% des sondés), une croissance mondiale trop faible (41%), les tensions géopolitiques (28%), la hausse des taux d’intérêt (25%) et le terrorisme (25%). Les investisseurs français sont donc à la recherche de plus de sécurité et de rendements fiables. En effet, ils sont nombreux (82%) à se soucier des chocs de marchés et à se sentir impuissants à protéger leurs investissements de leur impact, en partie car ils avouent (pour 53% d’entre eux) éprouver des difficultés à éviter les prises de décisions émotionnelles en cas de pic de volatilité.

Face à des investisseurs demandeurs de solutions nouvelles, le conseiller en gestion de patrimoine joue un rôle crucial

Autre constat intéressant révélé par cette étude : si les investisseurs français restent positifs sur les actions cette année (34% d’entre eux pensent qu’elles vont surperformer les autres classes d’actifs), ils sont déjà 69% à reconnaître que les approches traditionnelles d’allocation d’actifs qui mixent actions et obligations ne sont pas les plus porteuses en termes de performance. "Aujourd’hui, les investisseurs recherchent des solutions capables de les protéger de la volatilité des marchés, de diversifier le risque de leurs portefeuilles et de générer des rendements supérieurs. Ils sont donc prêts à investir autrement", explique Christophe Point.
Cependant, pour aborder les marchés plus sereinement, 89% des investisseurs français, y compris ceux qui ne font pas appel à un conseiller en gestion de patrimoine, considèrent qu’il est important de recevoir les conseils d’un professionnel de la gestion pour mener une stratégie d’investissement plus disciplinée et rationnelle. Les investisseurs français sont ainsi de plus en plus nombreux à se tourner vers les solutions de gestion dites "décorrélées" (2) : ils sont 46% à y investir (une hausse de 10% par rapport à 2014). En outre, 67% des sondés français se déclarent prêts à envisager la gestion décorrélée si leur conseiller le leur recommande.

Dans un tel contexte, le rôle des conseillers en gestion de patrimoine n’a jamais été aussi important. "Les investisseurs savent qu’il leur faut modifier leur approche d’investissement, mais pour cela ils ont besoin d’un accompagnement plus personnalisé", note Christophe Point. "Le challenge, pour les conseillers en gestion de patrimoine, est donc d’offrir aux investisseurs l’aide et la formation financière dont ils ont besoin pour définir précisément leurs objectifs personnels à long-terme, élaborer un plan de financement adapté et aller vers les stratégies d’investissement plus adaptées au contexte de marché actuel."

(1) Patrimoine supérieur ou égal à 200 000 dollars d’actifs.

(2) La gestion dite "décorrélée" renvoie aux stratégies de gestion permettant de générer une performance décorrélée des indices de marché financier dans le cadre de la gestion d’un portefeuille d’actifs