Actus et Communiqués de Presse

18/06/2015

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Juin 2015 - Le baromètre Viavoice - BPCE des projets des Français

Pour 77 % des Français, la courbe du chômage ne s’inversera pas avant la fin du quinquennat

En termes économiques, un cumul de facteurs favorables nourrit-il toujours un regain de confiance en l’avenir ? Actuellement, et singulièrement depuis le début de l’année, le contexte global apparaît plus prometteur que naguère pour la conjoncture économique du pays et pour les entreprises.

Pour autant, cette nouvelle vague du "Baromètre des projets" révèle un scepticisme frappant au sein de l’opinion.

"Courbe du chômage" : la plupart des Français ne croient pas à l’inversion

Les trois quarts (77 %) des personnes interrogées estiment que "la courbe du chômage" ne s’inversera pas "d’ici la fin du quinquennat de François Hollande, en 2017". Et de manière corollaire, 88 % expriment le même jugement à échéance de la fin d’année, en 2015.

Ces scores sont d’autant plus significatifs qu’ils ne recouvrent pas de véritables clivages au sein de la société française. À horizon 2017 :

  • Les jeunes (18-24 ans) sont aussi pessimistes (69 %) que les personnes ayant plus de 65 ans (72 %) ;
  • Les ouvriers (77 %) autant que les cadres (78 %).

Comment comprendre ce pessimisme ?

  • Il procède d’abord d’une force d’inertie, en vertu de laquelle la répétition des difficultés d’hier est plus aisément envisageable que l’éclosion des embellies de demain ;
  • Il relève ensuite du caractère assez lointain et abstrait, pour beaucoup, de l’amélioration des données internationales (cours de l’euro, cours du pétrole notamment) ;
  • Il s’explique également, très concrètement, par l’absence de perspectives d’améliorations à court ou moyen termes pour nombre d’entreprises ;
  • Il repose enfin sur la défiance envers les dirigeants politiques, qui discrédite volontiersa prioril’efficacité attribuée aux mesures adoptées.

Vacances d’été : un temps de restrictions

La persistance du scepticisme quant à la conjoncture macro-économique alimente un cercle vicieux qui n’incite guère les ménages à relancer leur consommation. Au contraire, la perspective des vacances d’été s’annonce plus contrainte que l’année dernière pour une large part de Français qui disent partir en vacances cet été :

  • En termes de dépenses, un tiers (33 %) d’entre eux envisagent de "dépenser moins d’argent" cette année que l’année dernière ; la moitié envisage de dépenser "autant d’argent" et seuls 17 % "plus d’argent" ;
  • Dans la plus longue durée, la moitié (50 %) déclare désormais choisir "un type de vacances plus économique qu’il y a quelques années".

Pouvoir d’achat : pas de répit pour les inquiétudes

Enfin de manière plus globale, les préoccupations en matière de pouvoir d’achat ne régressent pas : 46 % des personnes interrogées estiment que leur "pouvoir d’achat" va "diminuer" au cours des "trois prochains mois", soit un score en hausse de deux points par rapport aux données enregistrées le mois dernier, et globalement stabilisé depuis le début de l’année 2015, après un nette baisse au cours du second semestre 2014.

Cette stabilité globale s’explique en réalité par un effet de ciseau :

  • Certes, une réduction des préoccupations concernant la fiscalité (43 %, -3 points), après la fin de la période consacrée aux déclarations de revenus ;
  • Mais des préoccupations croissantes concernant les tarifs de l’électricité (27 %, +2, succédant à une autre progression de 2 points survenue en mai).

Été 2015 : indices sans confiances ?

Cet été 2015 s’annonce donc très ambivalent, dans une période où des indices d’amélioration se dessinent, mais où plusieurs confiances marquent le pas, qu’il s’agisse de pouvoir d’achat ou d’emploi. En sortie de crise, le retour de la confiance se déploie sur plusieurs registres, et est d’autant plus long que les changements tangibles font souvent défaut.

 

Le baromètre en chiffre